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Acrylique sur toile, 80 cm x 100 cm, 2025 - Collection privée

Acrylique sur toile, 80 cm x 100 cm, 2025

Acrylique sur toile, 100 cm x 80 cm, 2025
« Il y a toujours quelque chose de géographique, de proche de la vue aérienne dans mes tableaux. Une forme de cartographie émotionnelle.
Toutes les formes se connectent en filaments fins et s’étirent entre elles, comme une sorte de réseau neuronal.
Mais en même temps, je voulais les composer dans une force centrifuge : on voit les formes s’étirer et se déchirer. »

Acrylique sur toile, 100 cm x 100 cm, 2025

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025
« La vague règne. Elle sort de l’eau, en l’eau, dessine l’eau par l’eau.
Elle nait du vent et de la mer, elle brise la ligne de l’horizon, l’incarne, l’insuffle de vie. Elle prouve que notre monde est réel, tangible, mathématique.
La vague, l’onde, unité de la tempête, fraction de l’océan, mesure du tout. »

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

Acrylique sur toile, 55 cm x 46 cm, 2025 - Collection privée
« Construire le rêve de la rive, de la chimère de la rive. Ce qu’il en reste dans ma mémoire et dans mon imagination.
Peindre la rive parce qu’elle n’est plus là. Abandon de la rive et abandon par la rive.
La rive devient un fantome, une illusion, un objet imaginaire. La rive de Babylone, ou de l’Eden, parce que l’immensité a aussi ses rivages. »

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

Acrylique sur toile, 50 cm x 40 cm, 2025

Acrylique sur toile, 60 cm x 40 cm, 2025
Tout commence par cette formule mystérieuse, lancée par cette femme que je n’ai plus revue depuis. Prophétie déroutante qui me hante toujours, et dont la résonance dessinera l’horizon de mon travail artistique.
Mes tableaux cherchent le point d’équilibre entre le naufrage et la grâce, le vertige de l’horizon infini et le soulagement de la berge : la dérive comme condition de l’existence. L’eau est partout, insaisissable et hors de toute mesure. Elle façonne, érode, érige nos mondes, s’élève et s’effondre au gré du vent et des courants.
Ophélie, Icare, Job ou Noé… Tous nos mythes créent et tissent des liens avec l’eau. Une eau-cosmos qui nous entraîne, nous échoue, nous porte ou nous emporte avec elle. Eau de vagues, de larmes, d’orages ou d’aventures, eau plus humaine que l’humain parce qu’illimitée.
Je veux évoquer l’instant où l’on perd la rive de vue, lorsqu’elle s’évapore dans le ciel, et où une ère nouvelle commence : le glissement lent dans l’abîme, la pulsation de la vie dans notre corps, et l’attente éternelle de l’aurore. Le mirage du jour, et l’évanescence de la terre.
Mes toiles parlent de paysages, de géographies, d’espaces ouverts et d’émotions. J’invoque la forme et la couleur pour éveiller le souvenir universel de la dérive, et pour retrouver l’écho d’une vérité intérieure que l’on partage tous. Mes tableaux sont des cartes, des plaies ouvertes, des images, des invitations à la contemplation de l’incertitude et de l’éphémère.