« Roche liquide et derme-cristal : subduction d’une force oubliée, étreinte, tue sous des millions de tonnes de magma. Et d’un coup, une force sublime sépare la croûte en deux. Le muscle disséqué, le tissus déchiré, et le filon gras de lumière enflammée qui tranche sa trame dans la lithosphère éternelle ».

REGRET

Huile sur toile, 45 cm x 55 cm, 2026

Acrylique sur toile, 80 cm x 100 cm, 2025

JOB

Acrylique sur toile, 100 cm x 80 cm, 2025

« Il y a toujours quelque chose de géographique, de proche de la vue aérienne dans mes tableaux. Une forme de cartographie émotionnelle.

Toutes les formes se connectent en filaments fins et s’étirent entre elles, comme une sorte de réseau neuronal.

Mais en même temps, je voulais les composer dans une force centrifuge : on voit les formes s’étirer et se déchirer. »

AQUIA REGIA

Acrylique sur toile, 100 cm x 100 cm, 2025

La vague

RAVISSEMENT

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

« La vague règne. Elle sort de l’eau, en l’eau, dessine l’eau par l’eau.

Elle nait du vent et de la mer, elle brise la ligne de l’horizon, l’incarne, l’insuffle de vie. Elle prouve que notre monde est réel, tangible, mathématique.

La vague, l’onde, unité de la tempête, fraction de l’océan, mesure du tout. »

VAGUE SCéLéRATE 1

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

VAGUE SCéLéRATE 2

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

Le spectre de la côte

LE JARDIN SILENCIEUX

Acrylique sur toile, 55 cm x 46 cm, 2025 - Collection privée

« Construire le rêve de la rive, de la chimère de la rive. Ce qu’il en reste dans ma mémoire et dans mon imagination.

Peindre la rive parce qu’elle n’est plus là. Abandon de la rive et abandon par la rive.

La rive devient un fantome, une illusion, un objet imaginaire. La rive de Babylone, ou de l’Eden, parce que l’immensité a aussi ses rivages. »

LE BASSIN SILENCIEUX

Acrylique sur toile, 60 cm x 60 cm, 2025

Les épaves

éPAVE

Acrylique sur toile, 50 cm x 40 cm, 2025 - Collection privée

SONAR

Acrylique sur toile, 60 cm x 40 cm, 2025

VULCAIN

Une terre dermique sensible, nerveuse. Un coup de pinceau comme une fissure, une blessure, comme le trait d’une rupture dans la chair. 

Vulcain, dieu boiteux, tombé de l’olympe, dieu du feu, des cavernes obscures, des volcans, dieu de la furie rouge autant que de l’abysse froide. Dieu de l’interstice entre deux mondes, dieu de la tension infinie entre deux strates lithiques. 

Mes tableaux s’insèrent dans cet espace minime entre deux massifs rocheux, lubrifient le mouvement sempiternel des plaques terrestres, illustrent l’intimité du sentiment pris entre l’intérieur de la tête et l’extérieur. La ligne, si fine de l’enveloppe entre ce qu’il se passe en soi et ce qui se produit autours de nous.

Je veux évoquer l’instant où l’on perd la rive de vue, lorsqu’elle s’évapore dans le ciel, et où une ère nouvelle commence : le glissement lent dans l’abîme, la pulsation de la vie dans notre corps, et l’attente éternelle de l’aurore. Le mirage du jour, et l’évanescence de la terre.

Mes toiles parlent de paysages, de géographies, d’espaces ouverts et d’émotions. J’invoque la forme et la couleur pour éveiller le souvenir universel de la dérive, et pour retrouver l’écho d’une vérité intérieure que l’on partage tous. Mes tableaux sont des cartes, des plaies ouvertes, des images, des invitations à la contemplation de l’incertitude et de l’éphémère.